Rencontre TPE confédération

Publié le 29/11/2016 à 14H18
Plus de 100 personnes se sont rassemblées à la Confédération : plus de 40 candidats aux CPRI accompagnés des responsables régionaux de la Cfdt, de nombreux secrétaires nationaux, confédéraux  ou fédéraux.

Rappels : 4.3 million de salariés en TPE et particuliers-employeurs sont appelés à voter, dont 12 000 adhérents à la Cfdt.

Il a été souligné tout le travail de terrain, de rencontre, d’accueil et d’écoute des salariés des TPE depuis de nombreux mois avec une intensification alors que les échéances approchent, même si elles ont été repoussées.

Il est précisé que les CPRI (commissions paritaires régionales interprofessionnelles) ne sont pas des lieux de négociation, mais plutôt d’information, de conseil et de médiation sur les questions d’emploi et de formation. La négociation est réservée aux branches professionnelles, et d’autres OS se sont opposées à remettre en cause ce monopole ! Toutefois, les CPRI pourront vérifier l’effectivité de la mise ne œuvre des accords. Les CPRI sont instituées pour tous les salariés non pris en charge par le dialogue social de leur branche, c’est-à-dire sans CPR de branche telles que les CPRIA pour les salariés de l’artisanat.

Patricia, candidate Auvergne-Rhône-Alpes, issue du sport précise : « C’est vrai qu’on ne se connait pas ; je suis nouvelle à la Cfdt, merci pour le soutien et l’accueil ! Isolée, je le suis, je viens du sport, CC 2006 ! On a tous à la base un Métier, mais on n’est pas candidat pour défendre son métier, mais pour tous les salariés des TPE pour instaurer le dialogue social avec les employeurs. On a besoin de se connaitre, de se rassembler ! Il y a besoin que les candidats puissent se rassembler et échanger sans s’enfermer par profession et on fera avancer les branches, il y a beaucoup de travail dans le domaine ! »

161129 TPEDéjà il y a des expérimentations pour les salariés de particuliers-employeurs de Rhône-Alpes qui a créé une carte d’Inter-CE  offrant des activités sociales et culturelles à plus de 1 000 salariés qui sont actuellement adhérents !

En Pays de la Loire, un travail a été engagé par la Cfdt en lien avec l’ARACT sur les questions d’addictologie, ce qui invite à préciser les démarches à engager dans les situations à risques, peut-on refuser de monter dans le véhicule si le collègue chauffeur a consommé de l’alcool, et que se passe-t-il si le collègue est le patron ?

L’action syndicale en TPE est à inventer en Interprofessionnel, de fait avec des rassemblements en proximité, hors temps de travail, sur le temps de midi, le soir, ou le samedi. Les situations sont très diversifiées, et il faut toutes les prendre en compte. Le vivier de développement de la Cfdt est très important dans les TPE. Notre mission est d’organiser ces salariés, leur donner la parole et les accompagner dans la conduite de leurs projets. Cette démarche est continue et ne doit se structurer après les élections (Rencontrer, accueillir, libérer la parole et écouter, structurer des rencontres régulières, formaliser des projets, poser des débats à aborder en CPRI, etc.) Les salariés de TPE expriment un fort besoin d’information, par nos tournées, ils découvrent le syndicalisme, ils ne savaient pas qu’ils étaient concernés ! Les désignés aux CPRI seront tous issus de TPE, et la Cfdt va s’appuyer sur les salariés concernés, ce sont eux qui connaissent la réalité des TPE et peuvent agir avec leurs collègues. En TPE, les relations sociales sont particulières, on est en grande proximité avec l’employeur avec qui nous devons être en mesure de dialoguer sans engendrer du conflit. Il s’agit de ne laisser aucun salarié seul face à son employeur ! La Cfdt est invitée à rencontrer les employeurs pour présenter et expliquer notre démarche, le travail de candidats en CPRI, ce que ça va leur apporter ou leur retirer. Il est important de ne pas laisser les candidats seuls face leur employeur.

Dans le débat, Laurent Berger souligne qu’il ne faut pas s’arrêter sur les chiffres qui peuvent être un prétexte à l’immobilisme, mais mettre un visage sur chaque salarié de TPE. On n’est pas là pour vendre la Cfdt, mais pour créer une relation. 9 000 ont rempli l’enquête parlons travail. Ils ont un travail qui leur plait globalement. Leurs situations sont à prendre en compte pleinement, il n’y a pas de petits sujets parce qu’on parle de TPE ! De même, ces salariés ne sont pas vraiment isolés, ils sont de fait éparpillés sur le territoire, et pas tous en lien avec la Cfdt, mais ça, c’est de notre responsabilité !

Au-delà de devenir la première organisation syndicale, l’enjeu est de renforcer les moyens d’actions de la Cfdt, ce qui est fortement nécessaire au regard de la situation sociétale en pleine mutation dans laquelle nous nous trouvons. La Cfdt veut peser largement dans le débat public, avec tous les salariés  pour construire une société porteuse de valeur de justice, de solidarité et d’émancipation de tous ses membres.

Dans l’immédiat, il faut tenir la mobilisation jusqu’au 13 janvier, aller à les rencontre des salariés, faire du phoning auprès nos adhérents pour les appeler à voter, voire plus largement auprès des AssMat, (coordonnées en mairie ou Département, sur site Monenfant.fr), vis-à-vis des cabinets médicaux ou dentaires, études notariales, et autres bureaux de profession libérale, etc.